Dans son dernier livre, Cambodge, l’art devant l’extrême, de Rithy Panh à la jeune génération, Soko Phay prolonge avec force et acuité les questions qui l’occupent depuis plusieurs années, sur l’horreur, l’art, l’histoire et la mémoire. La richesse conceptuelle de ce livre est ce qui frappe d’abord. Soko Phay convoque des outils qui traversent plusieurs disciplines, ceux de l’histoire, bien sûr, témoignages et archives, mais aussi de l’anthropologie, de la psychiatrie, de la sociologie, de l’esthétique. Avec les écrits et concepts d’auteurs reconnus dans ce domaine, qu’il serait trop long d’énumérer ici, elle élabore une représentation proliférante de ces problématiques.