Les cahiers du Nem consacrent un article à « Cambodge. L’art devant l’extrême » de Soko Phay

Professeure en histoire et théorie de l’art à l’université Paris 8, Soko Phay a dirigé ou codirigé plusieurs ouvrages consacrés aux rapports de l’art et des violences extrêmes de notre histoire récente, au Cambodge, son pays de naissance, et aussi au Rwanda, entre autres. Dans son dernier livre, Cambodge, l’art devant l’extrême, de Rithy Panh à la jeune génération, elle prolonge avec force et acuité les questions qui l’occupent depuis plusieurs années, sur l’horreur, l’art, l’histoire et la mémoire. La richesse conceptuelle de ce livre est ce qui frappe d’abord. Soko Phay convoque des outils qui traversent plusieurs disciplines, ceux de l’histoire, bien sûr, témoignages et archives, mais aussi de l’anthropologie, de la psychiatrie, de la sociologie, de l’esthétique. Avec les écrits et concepts d’auteurs reconnus dans ce domaine, qu’il serait trop long d’énumérer ici, elle élabore une représentation proliférante de ces problématiques.

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